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Bouche-pores
Certaines essences de bois, comme le chêne, se caractérisent par un grain ouvert et grossier qui entrave considérablement la réussite des vernis de moyen a très lustrés. Pour remplir ses pores efficacement, le vernisseur n’a qu’une solution ; travaillez avec un m Certaines essences de bois, comme le chêne, se caractérisent par un grain ouvert et grossier qui entrave considérablement la réussite des vernis de moyen a très lustrés. Pour remplir ses pores efficacement, le vernisseur n’a qu’une solution ; travaillez avec un mélange, sois commercial sois artisanal de bouche-pores. Il y a aussi les fond dures qui permettent un travaille rapide et bien faite sur les surfaces aux pores moins imposante, semblable à un apprêt il assure une parfaite préparation du bois avant l’application d’une finition.
Le bouche pore s’applique toujours avant la mise en teinte.
Il s’applique à l’aide d’un chiffon grossier que l’on frotte énergiquement dans le sens contraire du grain, pour bien faire pénétrer le produit. Il faut ensuite essuyer l’excédent, perpendiculairement au fil, à l’aide d’un carré de toile de jute propre ou d’une spatule. Laissez sécher et sabler pour revenir à un bois naturel.
Recette maison : 105gr de térébenthine
25gr de colophane
125gr de carbonate de calcium
25gr de mica-3000
Rajouter des pigments de couleur au choix sinon la recette est blanche.
Faire dissoudre la colophane dans la térébenthine. Mélanger le mica au carbonate de calcium. Intégrer graduellement le mélange solide au liquide en remuant énergiquement.
Qu’est-ce qu’un encaustique ?
Lorsqu’on parle d’une peinture à l’encaustique au sens strict, c’est un procédé de peinture ou l’on employait des pigments dispersés dans de la cire fondue. C’est une technique utilisé à chaud. Mais c’est un terme aussi très utilisé faussement pour nommer, de façon générique, les peintures à la cire. Cette méthode est utilisée depuis fort longtemps, on aurait même retrouvé des traces de peinture à la cire sur des pierres remontant à 3000 ans av. J-C en Égypte.
Pour ce qui est de l’encaustique en finition de meubles, c’est en fait une cire dilué avec de l’essence de térébenthine ou de l’isopar (térébenthine inodore) pour en faire une préparation très crémeuse. Certaine recette contient aussi de l’huile dans le mélange.
Application
On étant notre mixture au pinceau ou au chiffon, on l’étale lentement et on la laisse reposer environ 12 heures.
Ensuite on en ré-étale une 2ième plus copieuse et toujours lentement afin de bien nourrir le bois. On laisse sécher de nouveau, environ 24h et par la suite c’est l’étape de polissage.
On frotte en premier lieu à l’aide d’une brosse et ensuite au chiffon afin de bien égaliser la surface. Nous aurons donc une surface lisse et un bois bien imprégné de cire. Pour terminer il faudra faire un bon polissage à l’aide d’un tissus synthétique (bas de nylon, codelle, polar) car lors du polissage le synthétique chauffe la cire qui permettra à la fois de bien faire rentrer la cire dans le bois et de rendre la surface plus lisse et brillante, ce qui donne une magnifique patine.
Acide oxalique
Les taches de moisissure et de rouille sont des défauts qui apparaissent lors du séchage du bois. Les premières, appelées bleuissement, sont dues à un champignon qui se développe sous la forme d’auréoles bleues, semblables à des tâches d’encre.
Quand aux taches de rouille, elles sont causées par des particules de fer arrachées aux clous, vis, lames de scie etc… qui réagissent au contact du tanin du bois. Le chêne en est un bon exemple. Ces taches dessinent des mouchetures noires sur les fibres du bois, qui ressortent souvent au ponçage.
Il existe dans le commerce des cristaux d’acide oxalique qui donnent un fois dissout dans de l’eau, un décolorant très dilué et économique. Commencez toujours par verser l’eau (chaude de préférence) dans un récipient non métallique, puis ajoutez les cristaux. Un mélange de 7 à 10 % constituant un bon dosage.
Appliquez uniformément cette solution à l’aide d’un pinceau de poils naturel bien humide en suivent le sens du fil. Si vous n’êtes pas satisfait du résultat de cette première couche, renouvelez l’opération, puis patientez environ 30 minutes, voire plus si vous souhaitez accentuer la décoloration. Lorsque vous avez atteint le ton désiré, rincez à grande eau.
L’acide oxalique est très efficace pour venir à bout des taches et des marques sur la plupart des bois, mais peu adapté au blanchiment des grandes surfaces.
**Toujours porter des gants lors de la manipulation et un masque lors du sablage d’une surface ayant eu de l’acide oxalique.
J’ai découvert d’autres utilités à l’acide oxalique ;
-Polissage et dérouillages des marbres et pierres tendres.
-Blanchiment et impression des textiles.
-Blanchiment et tannage du cuir.
-Blanchiment du liège, de la paille et du papier.
-Fabrication des encres, teintures et colorants.
- Agent mordant pour la teinture de la laine.
- En apiculture, il sert à lutter contre le varroa.
Et bien d’autres choses…. Génial comme produit, pas vrai !
Gomme laque
C’est la seule résine naturelle produite par un animal. Elle est sécrétée par des cochenilles du genre Kerria (qui regroupe douze espèces d’insectes à laque indiens).
Seule la femelle secrète la résine, sa durée de vie est d’environ six mois, ce qui correspond à deux récoltes de laque par année. Chaque insecte produit entre 10 et 70 mg de résine.
La résine obtenue est de couleur jaune/rouge-ambrée, généralement fournie sous la forme de paillettes que l’on dissout dans de l’alcool à 95°. Le mélange obtenu peut ensuite être utilisé en ébénisterie ou en lutherie pour vernir le bois. Le vernis au tampon est la technique la plus couramment employée avec la gomme-laque. D’autres applications sont l’industrie alimentaire (dans le chocolat haute gamme entre autre), pharmaceutique, la fabrication de colles ou d’encres. La gomme-laque était autrefois utilisée comme plastique naturel afin de confectionner divers objets.
On peut retracer l’utilisation de la gomme laque plusieurs siècle avant J-C. Mais pour ce qui est de l’utilisation de la laque pour le vernissage du bois, ca restera limitée pendant longtemps à l’Orient. L’empereur moghol Akbar (1542-1605) fait décorer les édifices publics avec des mélanges de laques et de pigments, comme il est décrit dans le Ain-e-Akbari daté de 1290 (chronique de son règne).
Bien qu’en 1298 Marco Polo mentionne l’utilisation de la résine laque pour les vernis, celle-ci reste inconnue jusqu’au XVIe siècle en Europe. L’intérêt des Européens pour la résine laque ne débutera qu’à partir du XVIIe siècle, suite aux écrits des explorateurs sur l’utilisation de la laque dans la finition des bois en Orient. Au XVIIe siècle, la Compagnie des Indes Orientales développe le commerce de la laque de l’Inde vers l’Europe. Les artisans appréciaient alors la brillance et la dureté des films qu’elle produisait. Au XVIIIe siècle, elle est très prisée par les ébénistes. Ce type de laque se retrouve sur des meubles ou des instruments de musique où elle est appliquée selon la méthode du vernis au tampon.
La laque est insoluble dans l’eau, soluble dans l’éthanol, l’alcool, l’acide acétique, l’acide formique et soluble à froid dans l’ammoniaque.
On retrouve plusieurs couleur possible de gomme laque, la blanchie présente une faible stabilité et une modification de la brillance des films du fait des transformations chimiques créées par le blanchiment.
La gomme-laque étant compatible avec un grand nombre de matériaux utilisés pour la finition, elle peut être utilisée comme bouche-pores afin d’éviter que les traitements successifs ne s’infiltrent trop profondément dans le bois. Sous une forme assez diluée, on l’emploie comme couche d’apprêt pour de la peinture. Elle ne s’avère pas très résistante à l’abrasion ou aux solvants classiques, mais constitue une excellente barrière contre l’humidité.
Au début du XXe siècle, certains disques microsillon étaient réalisés en gomme-laque. Elle fut remplacée progressivement par les plastiques synthétiques (bakélite, puis vinyle en 1938). Toutefois, la production de disques en gomme-laque continua jusque dans les années 1950 en Occident. D’autres pays du monde poursuivirent la fabrication jusque dans les années 1970. Parmi les autres emplois possibles figuraient les cadres pour des photos, divers articles comme des peignes, des bijoux, des assiettes ou encore des dentiers. Ces objets furent fabriqués du milieu du XIXe siècle jusqu’à l’arrivée du plastique durant la première moitié du XXe siècle. Des pages en braille étaient couvertes de gomme-laque pour les protéger des manipulations. Encore aujourd’hui, elle intervient dans la composition de l’encre de Chine.
Recette de scellant universelle ;
20% de gomme laque dans 80% d’alcool dénaturé
Colle d’os et de nerf
C’est une colle dérivée du collagène, protéine extracellulaire présente dans les os surtout les os longs.
On a découvert des traces de colles de collagène sur un crâne décoré vieux de 8200 ans (en Israël au sud de la mer morte).
On la retrouve en grain que l’on doit faire gonfler dans de l’eau pendant 24h et par la suite ce travail à chaud.
En peinture décorative, la colle d’os serait parfois utilisée à défaut de colle de peau, à proportion égale à celle-ci, une part pour dix parts d’eau dont il faudrait enlever l’excédent après cuisson.
La colle d’os en perles, plus fluide que la colle de nerf est surtout utilisée pour le collage d’assemblages.
La colle de nerf, plus poisseuse, plus adhésive et moins liquide, est une excellente colle de placage.
A noter :
La colle d’os est gélatineuse et la colle de nerf est cassante. En mélange, on utilise la colle de nerf comme “durcisseur”. La colle de marqueterie n’a pas besoin de résistance mécanique et comporte plus d’os pour la rendre plus gélatineuse et faciliter le positionnement. La colle d’ébénisterie doit être plus résistante pour le maintien des assemblages et comporte plus de nerf.
Proportion conseillées
Marqueterie : 3 mesures d’os - 1 mesure de nerf
Ébénisterie : 2 mesures d’os - 1 mesure de nerf
Colle de poisson
La véritable colle de poisson est tirée de la partie intérieure de la vessie natatoire de certains poissons, en particulier des grands esturgeons. C’est une colle utilisé depuis plus de 2000 ans, elle rentre dans la catégorie des colles fortes.
À travers le temps, elle fût utilisée de diverse manière; par exemple, elle servait pour la dorure des miniatures, en particulier au Moyen-Âge, pour les fonds, avec de la craie. Au Xe-XIe siècle, Héraraclius la mentionne pour la dorure sur ivoire. Au XIe-XIIe siècle, Théophile la cite comme liant pour la poudre d’or et d’argent. En 1431, elle est citée dans une recette d’un liant pour tempera. Et de bien d’autre façon à travers les siècles…
C’est une colle qui fût beaucoup utilisée en ébénisterie (pour la fabrication ou le placage) jusque dans les années quarante. Par la suite les produits utilisés sont devenus beaucoup plus synthétique. Il est important de savoir que les colles animales et les colle synthétiques ne sont pas compatibles. Donc, un objet qui doit être recollé, s’il y avait de la colle animal au départ, devra obligatoirement être recollé avec le même type de colle et non de la colle blanche ou jaune comme on en retrouve dans les quincailleries. Le meilleur exemple des problèmes que l’on peut avoir si on ne fait pas attention au mélange de colle, vous avez sûrement déjà vu une chaise consolidé avec des équerres, des vis ou des fils de fer… qui malgré tout continu à être chambranlente. C’est en général que les gens ont utilisé la colle qu’il avait sous la main pour faire leur réparation mais qui na malheureusement pas tenue alors ne comprenant pas le pourquoi de la chose ils utiliseront d’autres alternatives.
Il est important de savoir aussi que la colle de poisson est une colle à base d’eau, donc elle n’est pas adéquat sur des meubles qui iront à l’extérieur mais c’est une colle qui à l’avantage de ce nettoyer avec une guenille d’eau chaude (même une fois la colle sèche) et elle donne environ heure de temps de manipulation (c’est moin stréssant de coller!!!)
Baume du canada
Communément appelé gomme de sapin, c’est une résine naturelle pâle qui sèche lentement pour donner un fini dure, clair, brillant et beaucoup plus hydrofuge aux vernis auquel on y ajoute. De plus il peut aisément remplacer le baume de mélèze ou la térébenthine de Venise qui sont coûteuse et plus difficile à trouver au Québec.
Utiliser aussi depuis fort longtemps pour ses vertus antiseptique, comme pour traiter les infections des voies respiratoires, l’inflammation des muqueuses et les ulcères cutanés; soulager les douleurs rhumatismales et névralgiques.
Pour ma part, moi je l’utilise surtout dans un mélange qui me permet de faire une finition semblable à l’huile mais qui serra beaucoup protecteur et hydrofuge, mais surtout, tout aussi facile d’application. En fait, c’est ce qu’on appelle en général du vernis 1/3 mais avec du baume du Canada en plus.
Recette : 1/3 huile d’abrasin
1/3 vernis à bateau (spar)
1/3 térébenthine ou isopar
10% baume du canada
L’application se fait à la guenille, attendre 15 minutes et essuyer le surplus, répéter de trois à quatre fois en attendant 8 à 12 heures entre chaque couches. Petit truc de pro; pour un meilleur résultat, à partir de la troisième couche, mettre le mélange sur votre surface et le sabler avec un papier 800 noir, et essuyer tout de suite après. Attendre 8h et recommencer au besoin. Vous m’en donnerais des nouvelles!!!
Gomme arabique
La gomme arabique est produite par l’exsudation des tiges d’acacias. Comme de nombreuses substances d’origine biologique, il ne faut pas s’étonner d’y rencontrer des produits minéraux et des constituants azotés. Elle est soluble dans l’eau, insoluble dans l’alcool
Son origine historique: La gomme arabique est certainement la plus ancienne et la plus connue de toutes les gommes. Les Égyptiens la connaissaient sous le nom de kami et l’auraient utilisée dès la troisième dynastie (2650 av J.C) pour assurer la cohésion des bandages de momies. Cette gomme aurait aussi pu servir à la fixation des pigments des peintures hiéroglyphiques. Sans remonter aussi loin, il est possible d’affirmer sans erreur que la gomme arabique est connue depuis le début de l’ère historique.
Sa fabrication : Près de 900 espèces d’acacias sont susceptibles de fournir la gomme arabique, réparties avant tout dans la ceinture tropicale du globe. La plus grande production s’est très vite concentrée en Afrique, lui valant son autre nom de gomme Sénégal, sécrétion de divers acacias (légumineuses). 80 % de la production provient de l’Acacia Sénégal (au Soudan). La gomme s’écoule naturellement par des blessures de l’écorce des arbres ; en augmentant le nombre de celles-ci par action de la main de l’homme, on peut facilement augmenter le rendement. La production est en moyenne de 250g par arbre.
Son Utilisation : Bien connu pour le collage des étiquettes, des enveloppes ou des timbres, la gomme arabique à aujourd’hui bien d’autres emplois, dont alimentaires. Dans le domaine des peintures, toutes les gouaches et aquarelles classiques ont pour liant une solution aqueuse à concentration élevée de gomme arabique. C’est aussi le meilleur fixatif pour les pastels gras ou maigres. C’est une excellente gomme pour effectuer de la craquelure sur différents produits de revêtements.
Ses principales qualités : La gomme arabique, en regard des autres gommes, présente une solubilité particulièrement élevée dans l’eau, pouvant atteindre 50 %.
Toxicité : Toxicité nulle
Autres attributs : La gomme arabique est incompatible avec l’alcool, les acides minéraux, les sels ferriques, les acides oxaliques et les sels de plomb. Sans conservateur, une solution de gomme arabique pourrit.
La gomme Élémi
Plastifiant d’origine végétale, elle apparaît dans la 1er moitié du XVe siècle.
Elle est insoluble dans l’eau mais soluble dans l’alcool, l’acétone, l’éther et l’essence de térébenthine. Il est miscible avec le bitume de Judée, la cire, les huiles et les résines naturelles.
L’élémi communique aux films de vernis une grande souplesse, une bonne adhérence et du brillant. Ont ne s’en sert pas pour les mediums à peindre, car il donne un aspect givré lorsqu’il est mélangé aux couleurs fraîchement broyées. Il est utilisé en restauration comme plastifiant dans les rentoillages à la cire dès le début du XIXe siècle, afin d’en accroître le pouvoir adhérent. Elle a une odeur poivrée agréable.
Myrrhe
La myrrhe est l’une des plus anciennes gommes-résines mentionnées dans l’histoire, elle fût citée chaque fois qu’il s’agissait de parfum de grande valeur. Était utilisé lors de l’embaumement par les Égyptiens. Elle fut introduite dans la pharmacopée chinoise vers le VIIe siècle (probablement après les premiers contacts avec les arabes).
Elle semble avoir été peu utilisée dans les arts graphiques à travers le temps. Au Xe-XIe siècle, Héraclius mentionne son utilisation dans un vernis gras. Elle à été utilisée également pour des vernis au Proche-Orient au Moyen Âge. Elle figure comme additif à l’eau de gomme, comme liant pour l’enluminure. Elle a servi dans les pays arabes comme matière première à un noir de fumée utilisée pour les encres.
Elle est soluble dans l’alcool (teinture de myrrhe) mais pas entièrement dans l’éther.
Pour la teinture (solution), le matériau est pulvérisé grossièrement et laissé à macérer dans l’alcool, on agite 3 fois par jour durant six jours, puis on laisse reposer deux jours. La résine se dissout et la gomme se tasse.
Elle peut être très intéressante dans certaines temperas et comme additif dans des encres aqueuses.
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